Marco Androsiglio, Pierre Sidon, Fabian Fajnwaks

Que se passe-t-il lorsque flambe la revendication des sujets à une jouissance toujours plus légitime, à une jouissance sur laquelle le capitalisme jette l’huile de la consommation et dont la science repousse toujours plus les limites ? Que deviennent les institutions jadis fondées sur l’interdiction et la régulation de la jouissance ? Car  « toute formation humaine a pour essence, et non par accident, de réfréner la jouissance », nous dit Lacan  (“ Discours de clôture aux Journées sur les psychoses de l’enfant ”, Autres Écrits,, p.368.) Nous examinerons cette question par trois bouts : celui d’un cas de la pratique, exposé par Marco Androsiglio, d’un sujet que ne parvient pas à arrêter l’action institutionnelle pourtant attentive, par celui de l’émergence d’un nouveau type d’institution fondé sur un lien social singulier, les Anonymes, que tente de décrire Pierre Sidon (Lire) – mais s’agit-il encore d’institutions au sens où l’on pouvait l’entendre jusque là ? Et enfin, par l’expérience, hors des murs, que nous rapporte Fabian Fajnwaks de retour du Brésil. Il nous conforte dans l’idée que, par-delà les remaniements rapides du discours qui affectent notre monde à l’ère du capitalisme et de la science, le discours analytique permet de dessiner la seule géographie à même de nous repérer : celle que dessine la jouissance et les ravinements qu’elle trace dans les corps, individuels et social. Lire le reportage exclusif de Fabian Fajnwaks…

Pierre Sidon

Cette dernière Conversation de l’année aura lieu le 20 juin 2016 à 20h30. Participation sur inscriptions. S’inscrire ici… 

On peut recevoir le texte clinique en s’inscrivant à la Conversation et lire le texte sur les Anonymes sur ce site :  Les Noms des Anonymes

 

20juin2016

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