Le vecteur Conversation clinique et addictions se réunira le 20 mai 2026 selon les modalités habituelles. Nous étudierons deux contributions.
La première, présentée par Cristobal Farriol, interroge ce qu’il en est de la place du corps dans l’art lorsque l’agalma de l’œuvre s’y déplace. Voici son argument :
L’artiste-créateur à valeur agalmatique n’est pas un fait éternel, mais un phénomène propre à la modernité. Ceci ne veut pas dire qu’il n’était pas question d’agalma à l’Antiquité, par exemple. Mais l’agalma n’a cessé de se déplacer sur différents signifiants au long de l’histoire. L’agalma s’est déplacé, mais aussi le déchet. Car l’un ne va pas sans l’autre.
Que se passe-t-il lorsque l’agalma dont l’œuvre est investie se déplace vers la figure, voire le corps de l’artiste ? Si la toile ou le marbre peuvent presque tout supporter, le corps de l’artiste le peut-il aussi ? Nous tenterons de l’élucider.
La deuxième contribution, présentée par Olivier Talayrach, interroge les différences et les déplacements autour des notions de trou, vide et manque. Voici son argument :
« Fiat trou » disait Lacan. Au commencement était le trou ! Tout s’organise autour du trou qu’il y a d’abord. Mais que se passe-t-il lorsque ce trou est éprouvé comme un vide ? Peut-on en cerner une parcelle qui deviendrait un manque dans le vide et sur lequel il conviendrait de s’appuyer ?
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Bien cordialement,
Mathilde Braun & Coralie Haslé


