Vénus au miroir, Velasquez. National Gallery, Londres.
Quatrième année des Conversations « Clinique et Addictions » du TyA-Envers de Paris : dans le contexte troublé de la montée préoccupante de la haine, nous nous penchons cette année sur ce vieux terme des passions : dépassées les passions à l’ère de la consommation ? Mais sa forme désormais sans limite et qui menace l’existence même des sujets épinglés sous le terme d’ « addicts » a-t-elle quelque chose à voir avec ces passions que Platon opposait à la raison ? Peut-on parler d’une passion de la consommation ? Des objets ? Pourtant, en commun avec la raison, les addictions calment précisément ces passions dont la fonction essentielle est de tourmenter le corps et l’âme. Alors les addictions : passions ou anti-passions ?
 
Pour illustrer ces problématiques nous continuerons de nous baser précautionneusement sur la clinique du cas par cas, l’étude attentive des références bibliographiques ainsi que de nous impliquer activement dans le débat d’idées et l’action institutionnelle.
 
Nous souhaitons que les participants puissent largement s’inscrire au programme pour y intervenir, à-partir de leur expérience clinique, quelle qu’elle soit. Neuf soirées, sous la forme de la conversation à-partir de textes envoyés aux participants. Inscrivez-vous pour participer ! Et proposez-nous vos envies de travail ! N’attendez pas pour nous contacter dès maintenant.
 
Pierre Sidon
 
À Paris, les lundis à 20h30 : 10 Octobre, 14 novembre, 12 décembre, 16 janvier, 20 février, 20 mars, 24 avril, 22 mai, 26 juin
Sur inscription.

Après inscription, vous recevrez les documents préparatoires à chaque conversation : lire et participer !

Réseau international du TyA (Toxicomanía y Alcoholismo) du Champ freudien, en association avec l’Envers de Paris, sous les auspices de l’UDSM (Union pour la Défense de la Santé Mentale) : CSAPA Meltem et La Corde Raide.

Renseignements et inscriptions :

7 + 13 =

Textes préparatoires et comptes-rendus des conversations : clinique, théorie, époque, psychanalyse… C’est ici :

Love Addicts : amour ou anti-amour ?

C’est arrivé, loin de nous d’abord. Aux USA l’épidémie a touché depuis bien longtemps l’intouchable, le pur, le noble, le divin amour. Et puis la voilà chez nous : l’addiction…à l’amour ! La toxicomanie ? Un anti-amour disait jadis Jacques-Alain Miller. Alors quid de l’addiction à l’amour ?

Victimes de la bientraitance

Comment prendre en compte, mesurer et traiter, dès lors, le trébuchement habituel du discours, les bégaiements réguliers de l’acte, s’ils ont été, dès avant même, dans le processus d’idéalisation en cause, sanctionnés comme maltraitance ?

Compte-rendu de la Conversation du 19 mai 2014

Le sujet se montre ici démuni, sans recours du symbolique devant le désir de l’Autre, qui jouit d’elle, de fait, dans le réel. Voilà ce que le recours à la drogue visait à recouvrir.

Capitalisme, addictions : en sortir un par un

Lacan va au-delà de Freud en questionnant non seulement ce qu’est l’argent pour le sujet, mais comment l’argent est produit et quel est la place du sujet dans les processus économiques contemporains.

Steaks, stocks… … What difference ?

Ce qui distingue, selon nous, les deux films, c’est la place du Nom-du-Père et de la castration. Cela va orienter en effet le rapport que chacun des protagonistes du film entretien avec le Dieu Argent.

Addicted to money

Bien qu’il définisse un nouveau type d’addiction, on peut donc constater que celle-ci ne serait pas sans rapport avec les avatars de la castration au principe des addictions aux substances toxiques plus « traditionnelles ».

Rééduquer… la société ?

Le transfert de charge du thérapeutique vers l’éducatif et de la personne vers son environnement, soit : rééduquer la société.

« Lacan avait imaginé une École : elle serait vouée au travail, et ce travail s’exécuterait dans de petits groupes de moins de dix personnes, appelés « cartels ». Il créa ensuite une revue dont les articles n’étaient pas signés. Sans doute cherchait-il pour la psychanalyse quelque mode transindividuel d’élaboration et de publication, à la Bourbaki (…) Ce gai savoir n’est pas sans mérites, vu le pathétique de ce dont il s’agit dans la pratique. », Jacques-Alain Miller, Quatrième de couverture, Conversation d’Arcachon, Le Paon, 1997.