Paru dans Lacan Quotidien n°582 (18 mai 2016), le point de vue de Jorge Alemàn sur capitalisme et groupes d’entraide, nous fournit un éclairage supplémentaire sur les groupes d’entraide (nommément les Anonymes) sur lesquels nous avons commencé de nous pencher :

« Ainsi les épidémies de dépression, la surconsommation de médicaments, l’hédonisme dépressif des adolescents, les pathologies de la démesure, le sentiment irrémédiable d’être en faute, de ne pas être à la hauteur, la conversion en « problème personnel » de ce qui est un fait structural du système de domination ne sont rien d’autre que les signaux que le capitalisme contemporain est en train, comme le confrme la culture nord-américaine avec la primauté du moi et les différents récits de réalisation de soi (self-made-man, success stories) formulés pour la soutenir.

Les exigences de l’illimité du capital ne peuvent être mises en œuvre sans la propagation des groupes d’entraide, sans l’inflation de l’estime de soi dont l’envers obscène cache la pire condamnation de sa propre existence et peut même aller jusqu’à provoquer chez les sujets un sentiment de culpabilité, lié à leur propre fnitude. La domination de l’illimité a besoin de collaborateurs coupables et débiteurs par rapport à quelque chose d’impossible à satisfaire. »

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