Pour cette troisième année de nos Conversations « Clinique & Addictions », nous nous penchons sur la clinique du lien social dudit « addict », dans sa famille, son groupe, ses institutions, ses groupes d’entraide, la société, etc.
Dans un temps où règne l’individualisme démocratique, la solitude gagne et le lien social se délite. Individualisme et société sont-ils incompatibles ? Mais  comment faire société malgré le délitement de l’idéal ? Une société peut-elle se supporter d’individus non seulement définis par leurs perversions (l’expression est de Barthes) mais appareillés chacun, désormais, avec ses prothèses, chimiques ou autres.
Or « l’individualisme dresse le portrait d’un individu qui voit sa vocation purement utilitariste se retourner contre lui et provoquer chez lui un sentiment de vide et de désolation », nous dit récemment Cynthia, Fleury dans « Les irremplaçables. »
Mais le problème se pose déjà dans nos institutions face à la montée en puissance des droits des usagers qui remet en question le savoir et le pouvoir institués. Sous quelle forme pouvons-nous pérenniser ces institutions à une époque où le soin et l’éducation peinent à justifier leur fondement sur le sol meuble des notions de maladie et de morale ?
Pour illustrer ces problématiques nous continuerons de nous baser précautionneusement sur la clinique du cas par cas, l’étude attentive des références bibliographiques ainsi que de nous impliquer activement dans le débat d’idées et l’action institutionnelle.
Nous souhaitons par ailleurs cette année que les participants puissent largement s’inscrire au programme pour y intervenir, à-partir de leur expérience clinique, quelle qu’elle soit. Pour cela, nous contacter dès maintenant.
Pierre Sidon
À Paris, les lundis à 20h30 : 16 novembre, 14 décembre, 18 janvier, 15 février, 21 mars, 4 avril, 23 mai, 20 juin. Sur inscription.
%d blogueurs aiment cette page :