Le recours aux drogues et l’opération de séparation

Ce qui semble être fondamental dans ce recours aux drogues n’est pas le déchiffrement d’un symptôme-métaphore car ce recours est une façon de supporter son identification avec l’objet a comme déchet, ce qui veut dire que la question du corps y est en jeu.

Toxicomanie, forme intermédiaire

Lacan est amené à citer la toxicomanie comme forme périphérique, « intermédiaire entre la perversion et, disons la psychose… »

« Paranoïsation » du lien social

Je vais souligner comment dans chaque conception il y a une façon différente de concevoir la jouissance et la « paranoïa » dans le lien social. La question clinique que je voudrais poser dans ce texte porte sur la nature et les effets de l’identification comme question irrésolue : comment comprendre ce mécanisme, si « banal » et quotidien ? Comment est-ce que à partir de lui il y a des grands effets sur le social ?

Shame : L’Un et le féminin

Le film Shame met en scène le rapport d’un sujet avec l’Un tout seul de la jouissance. Il aborde la tension si contemporaine entre l’Un tout seul de la jouissance autoérotique et l’effraction dans son circuit que produit la rencontre avec deux personnages féminins.

À l’ère de l’usager : ouverture de la 6ème Journée de l’UDSM

Ce signifiant d’addiction est entré aujourd’hui dans le langage courant et il infiltre toute la clinique même si le DSM V en récuse l’usage, qu’il trouve péjoratif. Aujourd’hui à l’ère démocratique du diagnostic, ce sont les patients qui choisissent les signifiants auxquels ils identifient leur type particulier de malaise.

L’Expérience des addicts ou le surmoi dans tous ses états

Des mots disparaissent, d’autres surgissent. « Addict » est aujourd’hui sur toutes les lèvres, il flambe dans le discours contemporain. Il a remplacé les mots de « passion », de « vice », d’« habitude », donnant raison à Freud qui, dans Malaise dans la civilisation, prévoyait un avenir où la psychologie remplacerait la morale.

Toujours un par un, et souvent un tout seul

Cependant, comme on le se sait bien, l’usage massif de toxiques dévie de l’amour et du sexe. Il est donc légitime de s’interroger sur le point suivant : à quelle condition peut la psychanalyse intervenir dans le traitement des différentes toxicomanies ?

« La théorie psychanalytique, c’est une théorie de la pratique », Jacques-Alain Miller, Revue La Cause freudienne n°67, Paris, Seuil, 2007, p.100.