Bientraitance

Comment prendre en compte, mesurer et traiter, dès lors, le trébuchement habituel du discours, les bégaiements réguliers de l’acte, s’ils ont été, dès avant même, dans le processus d’idéalisation en cause, sanctionnés comme maltraitance ?

Une prévention à éviter

Ce sermon est surtout soporifique par la vertu de la répétition, de la rhétorique de la fausse évidence et de l’appel au consensus. Un exemple d’hypnotisme appliqué à la politique.

Prévenir les toxicomanies ?

Pour le bien de l’individu, l’idéologie de la prévention veut prévenir de l’irruption de la jouissance ; mais ce faisant c’est prendre un autre risque, car fixer ainsi le mal au prétexte de l’annuler, peut aussi bien le convoquer.

La prévention : de l’huile sur le feu

Mais que veut la prévention ? On pourrait dire, plus précisément, qu’elle cherche la contre-suggestion : changer un ordre par un autre, de la même manière qu’on change le programme d’un ordinateur en changeant son software.

Prévention auprès des adolescents dans les établissements scolaires

La prévention de cette rencontre étant impossible car toute rencontre tient à une certaine contingence et à la jouissance toujours singulière d’un individu, il serait donc demandé aux « préventeurs » de supposer que l’ensemble des individus est susceptible de faire cette rencontre.

« Cet espace clos découpé, surveillé en tous ses points, où les individus sont insérés en une place fixe, où les moindres mouvements sont contrôlés, où tous les évènements sont enregistrés, ou un travail ininterrompu d’écriture relie le centre et la périphérie, où le pouvoir s’exerce sans partage, selon une figure hiérarchique continue, où chaque individu est constamment repéré, examiné et distribués entre les vivants, les malades et les morts – tout cela constitue un modèle compact du dispositif disciplinaire. A la peste répond l’ordre. » Michel Foucault, Surveiller et punir, 1975

« L’idéologie comportementalo-évaluationniste n’est pas de gauche ; elle n’est pas de droite ; elle est celle d’ennemis du genre humain, qui s’ignorent comme tels, bien entendu, car ce sont aussi d’excellentes personnes. La notion de la science qu’ils véhiculent est une caricature ; leurs recherches quantifiées sont imbéciles ; leurs thèses sont utopiques ; leur utopie est infâme. » Jacques-Alain Miller, communiqué n°47 de l’Agence de Presse Lacanienne, 21 mars 2005