Des crises et des symptômes…

Ce 18 mai 2015, le TyA-Envers de Paris aura le plaisir de débattre avec Richard Bonnaud, psychanalyste membre de l’École de la Cause freudienne, psychologue clinicien au CSAPA Espace Murger, Hôpital Fernand Widal à Paris, et Aurélie Charpentier-Libert, psychologue clinicienne au Pôle de Psychiatrie Adulte du Centre Hospitalier de Gonesse.

Le premier interviendra sur « les crises de jouissance dans les addictions », quant à Aurélie Charpentier-Libert, elle interrogera la particularité dudit toxicomane comme un symptôme de l’institution psychiatrique :

 

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Ledit Toxicomane, symptôme de l’institution psychiatrique

Aurélie Charpentier-Libert 

« Ce qui s’oppose à la santé mentale, (…) c’est l’érotique » [i]

L’absence de rapport sexuel est insoluble dans la santé mentale comme nous l’explique J.A. Miller. La volonté de soigner se heurte donc à cette faille ainsi qu’au plus de jouir substantiel qui l’accompagne.

Pourtant, il arrive que l’hôpital psychiatrique entende bien rendre la santé mentale à ces dits usagers, qu’ils le veuillent ou non. Pour ce faire, un savoir prêt à l’emploi : un diagnostic établi par le DSM [ii], d’où découle une thérapeutique pour recouvrer cette fameuse santé. Alors qu’en est-il de la jouissance singulière à chacun, jouissance qui résiste à la classification et au chiffrage ?

En ce qui concerne la jouissance, aussi effrénée que silencieuse du toxicomane, elle risque d’être ravalée au rang de monosymptôme lorsqu’elle croise la psychiatrie où les soins tendent parfois à viser son élimination, ainsi que la rééducation d’un comportement moralement condamné.

Quelle particularité ledit toxicomane recèle-t-il qui révèle un hôpital psychiatrique pris en tenaille entre désir de normalisation comportementale et rejet ?

[i] JAM, Choses de finesse en psychanalyse, cours du 19/11/2008, p. 3. Consultable en ligne sur le site de l’ECF.

[ii] Manuel Diagnostique et Statistique

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