Elle a essayé désespérément de tisser un lien avec sa mère qui ne répond pas. Et qui part à l’étranger par dessus le marché. Quant au père, ce ne fut qu’un géniteur et les retrouvailles avec celui-ci ont initié une série de déstabilisations délirantes l’ayant menée à des hospitalisations en psychiatrie.
Alors elle a été triste depuis toujours. Avec les hommes, elle se fait régulièrement laisser tomber sans comprendre. Seule ou en teuf, elle prend des drogues stimulantes grâce auxquelles elle se déconnecte d’elle-même : « ne pas savoir être triste, ne pas savoir ne pas être aimée de ma mère. »
Au moment de quitter les Appartements Thérapeutiques Résidentiels, elle déclare : « je suis abstinente de tristesse. »
La drogue est pour elle une substitution aux garçons, eux-mêmes une substitution à sa mère. Dans tous les cas, elle devient le déchet de l’opération : laissée tombée.
Faut-il continuer les entretiens avec son psychologue ? « Nos interludes vont me manquer » déclare-t-elle.
Le psychologue des ATR, de formation psychanalytique, est donc ici aussi une substitution : aux drogues, aux garçons, etc. Elle parle de le quitter après sa prise en charge aux ATR. Ce n’est donc pas souhaitable car il constitue, comme substitution, une véritable RDR (Réduction des Risques). Il ne laisse pas tomber, il est bienveillant, il apaise la tristesse. Il faut donc maintenir, sinon le suivi actuel, du-moins la pratique d’un suivi par un psychanalyste.

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